Samedi et dimanche, nous ferons jouer : deux scénarios Star Marx et un scénario Bouchons & Dragons sont au programme !
Tiendez vous prêts !
]]>Vous pourrez le découvrir au FIJ de Cannes du 21 au 23 février 2020 ou bien attendre patiemment de le découvrir dans vos librairies d’état.
]]>
La feufeujidéhère (Fédération Française du Jeu de Rôle) nous a fait l’immense honneur de décerner le premier prix du à 2013 du jeu de rôle alternatif à Star Marx. Ce prix récompense, je cite, les créations des passionnés indépendants qui font avancer le jeu de rôle sur table.
Étaient nominés également : Histoires à jouer de Laurent Pellicano ; Mechtateli de Genseric ; Pirates ! de Michaël Janod (alias Shlopoto qui nous a aimablement donné l’autorisation d’adapter deux de ses scénarios pour Star Marx) ; Shame Inc d’Etienne Goos, Lauréat des Démiurges en herbe.
Bonne lecture à ceux qui ne connaissent pas encore ces jeux !
Pour notre part, on a pu discuter avec Laurent Pellicano qui nous a donné envie de nous plonger dans son jeu et nous avons pu tester une version light de Pirates, ce qui nous a déjà bien plu. Et puis Mr Max a même pu approcher certaines de ses idoles, comme Pierre Dubois, ou Jean-Michel Nicollet qui a dessiné tellement de couvertures de roman qui l’ont fait rêver. Sans parler de sa rencontre avec le Surcapitaine Eric Nieudan !!
On est revenu avec des projets plein les valises, il suffit juste que nous nous convertissions au Taylorisme pour faire avancer tout ça…
]]>« Vous voulez lui mettre un crochet du droit, tapez 1, pour un direct du gauche, tapez 2, pour lui dire que ses lacets sont défaits et lui coller un coup quand il se baisse, tapez 3, pour vous enfuir en courant, tapez 4… »
Plus de détails dans le Parazitnyi n°2.
]]>
Orbite à la manque, ellipse à la noix qui les emmène voguer, eux et leur bicoque, loin du gros soleil de Scotchi 9, 200 jours par an. Deux cents jours à grelotter, à regarder mourir les vagues mortes de la Mer Plate contre les quais déserts, tandis que dans les brumes du demi-jour les grandes roues et les petits chevaux, figés, grincent d’ennui. La rouille affleure, sur les manèges vides et les kiosques à tchébourek où les jours d’été, les forces industrieuses de Novye-Novye Madagan ou de Kraboulak viennent se remplir la panse, ivre du sentiment du devoir accompli, avant d’aller vomir sur les montagnes russes. L’été…
L’été, on ne pense pas, il faut faire son numéro, faire tourner la baraque, ne plus être qu’une attraction. Il est si facile de se perdre soi-même, dans la foule bruyante et bigarrée. Pour les forains, ce sont les visiteurs qui sont un spectacle constant, comme ces familles de tentacules qui vont prendre des bains de pieds après s’être enivré de couleurs au Grand Kaléidoscope. Mais l’hiver…
L’hiver, il ne reste que la bouteille, les machines à réparer, les petits trafics et la mer, grise et clapotante, avec ses vagues si lentes que l’on croirait que ce sont les lourdes mouettes bicéphales qui agitent mollement les flots, comme des marionnettistes au bout de fils invisibles.
L’hiver il ne reste qu’à se faire du mal. Et se chamailler pour savoir qui aura les meilleures places l’an prochain. Boris Nikovik et ses pingouins géants deviennent extorqueurs de fond, les frères Nikodem dealent de la poudre à rêve, et les petites guerres entre clans de forains empoisonnent la vie des habitants. Et pourtant…
Pourtant certains soirs, quand la vodka lui met le feu aux méninges, et que Maximilian sent sous ses pieds léviter doucement les lattes de bois du Grand Promenoir Oriental, il se surprend à sourire des heures, emmitouflé dans sa parka, en regardant le jour s’éteindre sur les défenses du vieux Elephant Hotel, tandis que résonnent entre les baraques et les stands déserts, le rire de crécelle qu’il avait quand il était enfant.
]]>